Auteur : Victor Hugo
Edition : Roger Borderie
Préface : Pierre Albouy
Parution le 30/01/2002
Résumé : L'Angleterre a connu, cent quarante ans avant la France, une révolution, un parlement régicide, une république et une restauration fertile en règlements de comptes. Victor Hugo a choisi ce dernier épisode pour brosser un tableau épique de l'aristocratie anglaise à travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l'Homme qui Rit.
À la fois roman d'aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous les romans de Hugo. C'est aussi le plus riche de toutes les obsessions de son auteur. On a cru pouvoir, à son propos, citer Freud et le surréalisme.
Le bateau pris dans la tempête, la vision du pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d'Ursus, les machinations du traître Barkilphedro, la chirurgie monstrueuse d'Hardquanonne, le portrait de la princesse perverse, l'or des palais et le scandale à la Chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d'anthologie. C'est amusant mais je ne me souvenais pas à quel point le style de Victor Hugo était magnifique. Esthétique, empreint d'érudition et d'intelligence ce roman présente une vision critique d'une société dans laquelle l'opulence de certains se nourrit de la misère des autres.
La couverture actuelle ne présente plus ce pendu repoussant inspiré d'une des scènes les plus fortes du livre. Peut-être faisait-il fuir les lecteurs ! Désormais on y voit une vague, image moins choquante, mais évoquant un autre moment vraiment magnifique... pour le lecteur pas pour les personages y participant !
Bref, je ne serai jamais capable, en quelques mots, de rendre justice à l'immense talent de Victor Hugo alors... lisez-le !